Vide

Catalyseurs vides et embrouillés, neurolepsie absurde.

Peut-être. Encore. Toujours. Plus rien et jamais encore. Encore trop tôt. Toujours trop tard.

Tous ces détours écorchés, parallèles clouées, une barre en acier qui me traverse la tête.
J’ai attisé ma haine, détruit ma pensée, torturé mes sens, crucifié mon âme et arraché mes yeux.

De la boue qui entre dans mes narines et qui emplit mes poumons de goudron.
Des reines mortes à la blancheur sulfureuse qui courent le long de mes nerf.

Douleur et dérision, amour et innocence.
Qu’importe l’abîme, pourvu qu’on ait la chute.

Commentaires

Auteur
Papyrus
Date
10/14/2010 21:36
Qu’importe l’abîme, pourvu qu’on ait la chute…qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse….pourquoi tant de dépendances à des sensations fortes?...pour apaiser quoi ?...un sentiment irréel de vide, généré par quelque panne de neurotransmetteur ?

N'y a-t-il pas d'autres moyens, plus cool ?
Auteur
Ostraka
Date
10/15/2010 02:13
D'autres moyens, d'autres faux semblants...
Si seulement il était question d'apaiser quoi que ce soit...

Pourquoi tant de dépendances? Sans doute parce que la mort n'a que faire de sa propre finitude, et qu'il n'y a guère plus d'importance lorsque celle-ci se retrouve inutile, et donc indispensable.