Ce qu’il restera de moi

Hospitalisation repoussée.
Plus de place.

Demain sans doute.

Ce soir je vais encore tenir.
Tenir surtout grâce à mon ami S., que je ne saurai trop remercier d’exister, et d’avoir daigné croiser une existence aussi brisée que la mienne.

Que ceux qui lisent ceci et qui me connaissent ne se fassent pas (trop) de soucis.
Ce soir, je ne me ferai pas plus de mal que je ne m’en suis déjà fait.

Demain je serai toujours là, toujours en vie.

J’espère seulement pouvoir être hospitalisé demain.
Par pitié sortez-moi de ma tête…