Angoisse, délivrance, chute, abandon, meurtrissures, peur, souffrance, envie…
Autant de mots qui ne sauraient décrire ce que j’ai ressenti cette première journée.
Arrivé en début d’après-midi… On me transfère dans un service provisoire.
Le sourire est toujours là, défensif et bien accroché, comme me le fait remarquer l’infirmière qui me prend en charge.
La salle d’attente. Quelques zombies qui trainent, qui dorment, un peu de bave au coin de la bouche.
Où suis-je? Que restera-t-il de moi après?
Et puis un entretien avec la psychiatre de garde… Rien de bien concluant. J’ai envie que cette journée se termine.
On me ramène à ma chambre.
Et là je m’écroule. Tout tourne, s’éteint, devient obscure.
Cela fait plusieurs jours que je n’ai rien avalé, sinon quelques pilules… Normal.
On me remets sur pied. Et on me laisse.
Alors je dors, 18 heures d’affilées, sans réfléchir, pour une fois, à ce que demain apportera comme souffrance…