Hospitalisation – Sortie

De retour chez moi.
Définitivement…

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je ne pense pas être prêt.
Je me sens détruit, et je ne suis pas sûr de savoir où est le mode d’emploi pour me remonter.

De nouveaux médicaments qui viennent s’ajouter aux autres.
Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, de la nodrénaline, neuroleptiques, Xanax, en quantités toujours plus fortes.

Envie de destruction, de me perdre au pays de blanche-neige, de la poudre blanche.

Tellement d’images, de choses dans la tête…
Tellement de souvenirs, de choses à écrire…
Une explosion de pensées épars que je ne sais ni qualifier ni quantifier.

Peut-être juste un peu de temps, que les choses s’appaisent, que les cicatrices s’atténuent, au moins au sens propre

Mais toujours les rêves, que je n’arrive plus à distinguer de la réalité.
Lorsque je dors, je crois être éveillé. Lorsque je rêve, je crois me réveiller, alors que ce n’est qu’un autre rêve qui commence.
Et lorsque je sais que je suis éveillé, j’aimerais être en train de dormir.

Je n’en peux plus.

Commentaires

Auteur
S.
Date
11/13/2010 18:48
Intervenir. Agir maintenant ...

Que faire pour te faire comprendre ? Que tu acceptes ...
Comment t'aider à faire sans le faire pour toi. Sans t'y obliger. Que tu cèdes par amitié, et qu'au final tu le fasse pour moi plutôt que pour toi-même.

Comme il est difficile d'être un véritable ami ...
Car bien que tu m'autorises à te dire ce que tu n'as pas envie d'entendre.
Je me dois d'être assez fin pour ne pas te dire ce que tu n'est pas prêt à entendre. Pas encore ...

Moi qui est tellement de facilité à comprendre les choses, à en déconstruire les mécaniques, à trouver le grain de sable, à démonter les énoncés rhétoriques bancals, et qui est la capacité de proposer des solutions. Moi qui, malgré cela, suis si souvent incapable de trouver la force de les appliquer à moi-même et pour moi-même. Moi le donneur de leçon, comment saurais-je t'aider à te donner ta propre lumière, que tu la laisses doucement réorganiser ton être, que tu lui autorises à émaner de toi lentement vers l'extérieur, que tu la laisse aller se refléter dans les miroirs qui te la renverront et dans lesquels tu pourras voir, enfin, combien tu es beau.

La personne qui vit en toi est d'une beauté rare et précieuse. Et, autant que tu as su me le dire, je ne peux que te conseiller de chercher à l'accepter. Ta différence est exceptionnel et elle ne devrait pas, jamais, être un fardeau.

Toi, mon ami, tu es une école pour moi.
Je t'aime.

S.