Blanche amertume

Pas beaucoup de sagesse dans mes actes ces derniers temps.
Déplacé, ou tout simplement oublié des rendez-vous, dont ma psy et l’infirmière qui me suit depuis ma sortie.

Oups… (long silence)

La semaine s’était pourtant bien terminée. Quelques affaires réglées, de nouveau un peu d’énergie.
Le week-end passé en sécurité chez mon ami S., histoire que je ne puisse pas m’addonner à mes propres tourments.

Trop peut-être.
J’ai eu besoin de tout détruire dimanche, une fois rentré.
Longue soirée… Alcool, chimiques…

Et forcément, je me suis couché alors que j’aurais du être chez ma psy.
J’ai arrêté les anti-dépresseurs, les neuroleptiques, les anxiolytiques…

Mon cerveau a réagi tout de suite.
Souper lundi soir… Soirées, tard… Alcool à nouveau…

Mais visiblement j’avais retrouvé un peu de pêche, un peu de rapidité d’esprit.
Moins éteint, forcément… Et cela m’a fait plaisir que mes amis puisse sentir me retrouver quelque peu.

Renrtrée vers les 5 heures… Mais pas envie de dormir…
Et toujours pas envie de prendre ces foutus médocs…

J’en avais d’autres en stock, il faut dire… Poudre blanche… Oubli un instant, ou même pas…
Annulation en urgence du rendez-vous avec l’infirmière, encore un rail tout en étant au téléphone.
Ce n’est pas une bonne idée qu’elle vienne chez moi à ce moment. Alors elle ne viendra pas, c’est tout.

Pour une fois la qualité était étonnement bonne. Et au final, pas dormi pendant presque 40 heures…
40 heures passées à produire du code, que personne ne va sans doute comprendre, mais peut m’importe.

Etonnant de sentir de nouveau cette énergie, même complètement stone.
Etonnant d’arriver à produire des choses dans cet état, alors que j’y arrive péniblement avec les médicaments légaux…

J’ai sagement repris ma dose officielle aujourd’hui. Je me sens à nouveau éteint, inutile…
Inutile comme avant, mais sans rage… Donc c’est pire…

Je rêve à nouveau depuis que je prends les anti-dépresseurs.
Je me suis donc réveillé d’un rêve bien glauque, comme à l’habitude.

Envie d’effacer au plus vite ces images de ma tête, comme toujours, de surtout ne pas se rappeler de trop de détails.
Mais cette fois j’ai décider de l’écrire, malgré une chronologie des événements quelque peu confuse.

Je vais donc essayer de prendre cette habitude, et de les ecrire-ici à mesure. Nous verrons bien…

Demain, rendez vous chez la psychiatre. Je vais me faire gronder…
Lundi, reprise du travail à 50%, histoire d’avoir un cadre, principalement.

Je ne me sens pas prêt, je ne m’en sens pas la force. Pas après tout ça.