Cette fois-ci il y en a partout.
Une seule marque, mais profonde.
Le sol en est couvert, les murs aussi.
Tout comme mes mains, et mon pantalon, sur lequel j’ai laissé les gouttes perler.
De la C., encore… Je n’arrive toujours pas à trouver en moi l’énergie pour ne pas me détruire.
J’ai par contre eu envie de sortir.
Voir des gens. Inutile, mais j’avais envie de voir les réactions…
Regards étranges, trop vites apeurés par un jeans aux coulures rouges, par des mains, que l’on voit couvertes de sang lorsqu’elles tentent d’allumer une clope.
Promenade. Ville glauque, poussière nocturne, infinie, et sans fenêtre.
Quelques prostituées, qui traînent vainement, qui m’accostent, avant de voir, avant de partir.
L’impression d’être un tueur en série, dans un film, encore chaud de sa précédente victime, et cherchant une nouvelle.
Mais elles n’avaient pourtant pas à avoir peur. Il n’y a que moi que je torture ainsi.
L’une d’elle s’approche quand même.
Elle m’entraîne avec elle, me conduit dans ses toilettes pour que je puisse laver des mains desquelles le sang n’a pas encore fini de glisser.
Elle sort de la betadine d’un tiroir, m’offre un paquet de mouchoirs pour que je puisse rentrer, sans laisser trop de trainées derrière moi.
Certaines personnes sont tout de même touchées par la grâce.
La nuit va être longue, et sans espoir.